Beignets d’ortie

Temps de lecture = 1 minute

Voici une façon agréable et conviviale pour manger des orties ! (voir article sur les vertus de l’ortie)

20190407_130603

Il faut ramasser des grandes orties sur un lieu à l’écart de la pollution et non souillé par des déjections animales. Pensez à vous munir de gants en plastiques… Il faut couper la partie haute de la plante (les 2-3 dernières ramifications) car moins prononcée en goût.

Rincer ensuite à l’eau fraiche et bien égoutter.

20190407_121940

Préparer une pâte à beignets en mélangeant les ingédients suivants (recette à titre indicatif mais il en existe tant d’autres !)

  • 140 g farine

  • 1 dl lait ou d’eau

  • 1 œuf

  • 1 grosse pincée de sel

  • 1/4 sachet levure chimique

Tremper vos têtes d’ortie dans votre préparation et faire frire dans une poêle avec de l’huile d’olive (sans la faire brûler) ou de  la graisse de coco désaromatisée. Laisser les tiges dépasser afin de pouvoir les saisir au moment de les manger.

20190407_130025

Déposer ensuite sur du papier absorbant. C’est prêt !

Servir tiède.

A votre santé !


L’ortie : la « mauvaise herbe » première de la classe

Temps de lecture = 3 minutes

20190407_121958

L’ortie se trouve très facilement dans les parcs, les jardins, les fossés… Elle a beau être commune, sa grande présence ne lui enlève pas pour autant ses vertus nutritionnelles exceptionnelles.

La grande ortie (urtica dioica) peut atteindre 1,5m alors que la petite (urtica urens) ne pousse pas très haut mais est très urticante !

Si les feuilles, les graines et les racines peuvent être utilisées ce sont les feuilles qui sont le plus consommées (fraîches ou sèches).

L’ortie est riche :

  • En vitamines du groupe B, en vitamine E, en provitamine A et en vitamine C (six fois plus que l’orange).
  • En protéines complètes (environ 8 g/100 g dans les feuilles fraîches et 40 % dans les feuilles séchées). L’ortie contient les 8 acides aminés essentiels (que le corps ne sait pas synthétiser) au même titre qu’une protéine animale.
  • En fer (40mg aux 100g), ce qui est plus élevé que la viande.
  • En antioxydants (des flavonoïdes) qui boostent également nos défenses immunitaires.
  • En calcium (4 fois plus qu’un yaourt), magnésium, potassium, phosphore, zinc, manganèse et silice : c’est une plante reminéralisante par excellence!
  • En chlorophylle

Ses atouts santé : plante du terrain acide et inflammatoire !

Partie aérienne : elle permet l’élimination des acides lourds (acide urique, urée) et elle diminue le terrain rhumatismal et les états inflammatoires. Elle s’utilise dans les cas d’arthrite et pour ce qui touche à la sphère ostéo-articulaire.

Partie racine : intéressante pour l’homme de par son action anti-inflammatoire de la prostate. Très utile dans les cas d’hypertrophies bénignes.

Elle est également un puissant hémostatique. Elle est utilisée traditionnellement pour les épistaxis (saignement de nez) ou petites blessures : feuilles écrasées et humidifiées ou feuilles mâchées appliquées à l’endroit du saignement

Précaution d’emploi : aucune mais prudence avec les graines, ne pas les utiliser en tisane ou décoction.

Pour les ramasser, il faut choisir un lieu à l’écart de la pollution et non souillé par des déjections animales et vous munir de gants en plastiques… Il faut choisir la partie haute (les 2-3 dernières ramifications) car moins prononcée en goût. Les micro-aiguilles contenant le produit urticant se trouvent sur le dessus des feuilles. En les prélevant par en-dessous vous éviterez de vous piquer.

Pour manger une feuille crue directement : il faut la plier en 2 en passant par dessous (face dessus contre face dessus), puis à nouveau en 2 et en faire un petit rouleau. Bien le malaxer pour casser les micro-aiguilles. Vous pouvez ainsi la manger sans risque de piqûre 😉

L’ortie se mange de multiples façons : cru, en beignets, en pesto, soupe, tarte, omelette, infusion, jus, smoothies…. Vous trouverez une multitude de recettes sur internet.

Je vous invite à tester les beignets à l’heure de l’apéritif (recette sur ce blog). Surprise garantie pour vos convives !


Les graines germées : un concentré de vie

Temps de lecture = 3 minutes

graines-germees-melange-d-energieElles font partie de l’alimentation dite « vivante » (consommation au naturel, sans préparation préalable). Elles peuvent se manger seules ou associées à d’autres aliments mais veillez à ne pas les cuire pour garder intactes toutes leurs qualités nutritionnelles.

Les graines germées sont une précieuse source de vitamines (C notamment), de minéraux (calcium, fer, zinc, magnésium, phosphore, etc.) et d’enzymes bénéfiques pour notre organisme. Véritables compléments alimentaires naturels, elles assurent des apports nutritionnels 10 à 57 fois supérieurs à celui des légumes et des fruits, grâce au processus de germination (source passerportsante.net). En naturopathie, elles font partie des techniques de revitalisation.

Certaines graines se trouvent déjà dans votre cuisine (lentilles, haricots mungo et quinoa notamment) et sinon s’achètent en magasin bio (alfalfa, fenugrec, tournesol, graines de moutarde, blé, sarrasin, chia, lin, sésame…).

Attention ! Certaines graines ne se mangent pas germées !

De manière générale, le danger vient surtout des graines des plantes aux feuilles toxiques, qui ne doivent pas être consommées. En dehors de cette règle, ne faites pas germer les graines d’aubergine, de tomates, de poivrons, de soja jaune et de rhubarbe.

Matériel

Un germoir du commerce… ou maison (bocal + gaze en tissu ou bocal + couvercle percé de plusieurs petits trous).

Mode d’emploi (très simple)

1 – Rincer vos graines et les faire tremper 1 nuit dans votre bocal ou germoir (pour « lever la dormance », c-à-d réveiller la graine…)

2 – Le lendemain : le matin vider l’eau puis rincer au moins 2 fois. Mettre le haut du bocal tête en bas afin que l’eau s’égoutte. Le soir rincer 2 fois à nouveau.

3 – Puis rincer matin et soir (2x à chaque fois) tous les jours jusqu’à ce que les pousses atteignent 0,5 à 4 cm selon la variété choisie.

germoir5

Image : poulailler-bio.fr

L’hygiène est très importante

– Le matériel utilisé doit être propre.

– Si les graines dégagent une forte odeur ou si présence de moisissures : NE PAS LES CONSOMMER

Il ne reste plus qu’à les déguster dans une salade, un sandwich, un smoothie… BON APPETIT