L’ortie : la « mauvaise herbe » première de la classe

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L’ortie se trouve très facilement dans les parcs, les jardins, les fossés… Elle a beau être commune, sa grande présence ne lui enlève pas pour autant ses vertus nutritionnelles exceptionnelles.

La grande ortie (urtica dioica) peut atteindre 1,5m alors que la petite (urtica urens) ne pousse pas très haut mais est très urticante !

Si les feuilles, les graines et les racines peuvent être utilisées ce sont les feuilles qui sont le plus consommées (fraîches ou sèches).

L’ortie est riche :

  • En vitamines du groupe B, en vitamine E, en provitamine A et en vitamine C (six fois plus que l’orange).
  • En protéines complètes (environ 8 g/100 g dans les feuilles fraîches et 40 % dans les feuilles séchées). L’ortie contient les 8 acides aminés essentiels (que le corps ne sait pas synthétiser) au même titre qu’une protéine animale.
  • En fer (40mg aux 100g), ce qui est plus élevé que la viande.
  • En antioxydants (des flavonoïdes) qui boostent également nos défenses immunitaires.
  • En calcium (4 fois plus qu’un yaourt), magnésium, potassium, phosphore, zinc, manganèse et silice : c’est une plante reminéralisante par excellence!
  • En chlorophylle

Ses atouts santé : plante du terrain acide et inflammatoire !

Partie aérienne : elle permet l’élimination des acides lourds (acide urique, urée) et elle diminue le terrain rhumatismal et les états inflammatoires. Elle s’utilise dans les cas d’arthrite et pour ce qui touche à la sphère ostéo-articulaire.

Partie racine : intéressante pour l’homme de par son action anti-inflammatoire de la prostate. Très utile dans les cas d’hypertrophies bénignes.

Elle est également un puissant hémostatique. Elle est utilisée traditionnellement pour les épistaxis (saignement de nez) ou petites blessures : feuilles écrasées et humidifiées ou feuilles mâchées appliquées à l’endroit du saignement

Précaution d’emploi : aucune mais prudence avec les graines, ne pas les utiliser en tisane ou décoction.

Pour les ramasser, il faut choisir un lieu à l’écart de la pollution et non souillé par des déjections animales et vous munir de gants en plastiques… Il faut choisir la partie haute (les 2-3 dernières ramifications) car moins prononcée en goût. Les micro-aiguilles contenant le produit urticant se trouvent sur le dessus des feuilles. En les prélevant par en-dessous vous éviterez de vous piquer.

Pour manger une feuille crue directement : il faut la plier en 2 en passant par dessous (face dessus contre face dessus), puis à nouveau en 2 et en faire un petit rouleau. Bien le malaxer pour casser les micro-aiguilles. Vous pouvez ainsi la manger sans risque de piqûre 😉

L’ortie se mange de multiples façons : cru, en beignets, en pesto, soupe, tarte, omelette, infusion, jus, smoothies…. Vous trouverez une multitude de recettes sur internet.

Je vous invite à tester les beignets à l’heure de l’apéritif (recette sur ce blog). Surprise garantie pour vos convives !


Chélidoine : l’herbe aux verrues

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La chélidoine (Chélidonium majus) est une plante commune de nos campagnes. Elle fait partie de la famille des coquelicots. Elle peut se trouver en fleur même en hiver. Les fleurs sont jaune-orangé et ont 4 pétales.

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La plante n’est pas comestible mais on utilise son latex pour mettre sur les verrues

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Quand vous cassez une tige, un latex orangé s’écoule. Il faut appliquer celui-ci plusieurs fois par jour sur la verrue. Celle-ci va finir par sécher et tomber. C’est très efficace, même si parfois (comme tout remède) il peut arriver que pour certaines personnes cela n’agisse pas.

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Il faut utiliser une plante fraiche. Pour cela, vous pouvez la garder dans un linge humide dans le bac à légumes de votre frigidaire.