L’ortie : la « mauvaise herbe » première de la classe

Temps de lecture = 3 minutes

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L’ortie se trouve très facilement dans les parcs, les jardins, les fossés… Elle a beau être commune, sa grande présence ne lui enlève pas pour autant ses vertus nutritionnelles exceptionnelles.

La grande ortie (urtica dioica) peut atteindre 1,5m alors que la petite (urtica urens) ne pousse pas très haut mais est très urticante !

Si les feuilles, les graines et les racines peuvent être utilisées ce sont les feuilles qui sont le plus consommées (fraîches ou sèches).

L’ortie est riche :

  • En vitamines du groupe B, en vitamine E, en provitamine A et en vitamine C (six fois plus que l’orange).
  • En protéines complètes (environ 8 g/100 g dans les feuilles fraîches et 40 % dans les feuilles séchées). L’ortie contient les 8 acides aminés essentiels (que le corps ne sait pas synthétiser) au même titre qu’une protéine animale.
  • En fer (40mg aux 100g), ce qui est plus élevé que la viande.
  • En antioxydants (des flavonoïdes) qui boostent également nos défenses immunitaires.
  • En calcium (4 fois plus qu’un yaourt), magnésium, potassium, phosphore, zinc, manganèse et silice : c’est une plante reminéralisante par excellence!
  • En chlorophylle

Ses atouts santé : plante du terrain acide et inflammatoire !

Partie aérienne : elle permet l’élimination des acides lourds (acide urique, urée) et elle diminue le terrain rhumatismal et les états inflammatoires. Elle s’utilise dans les cas d’arthrite et pour ce qui touche à la sphère ostéo-articulaire.

Partie racine : intéressante pour l’homme de par son action anti-inflammatoire de la prostate. Très utile dans les cas d’hypertrophies bénignes.

Elle est également un puissant hémostatique. Elle est utilisée traditionnellement pour les épistaxis (saignement de nez) ou petites blessures : feuilles écrasées et humidifiées ou feuilles mâchées appliquées à l’endroit du saignement

Précaution d’emploi : aucune mais prudence avec les graines, ne pas les utiliser en tisane ou décoction.

Pour les ramasser, il faut choisir un lieu à l’écart de la pollution et non souillé par des déjections animales et vous munir de gants en plastiques… Il faut choisir la partie haute (les 2-3 dernières ramifications) car moins prononcée en goût. Les micro-aiguilles contenant le produit urticant se trouvent sur le dessus des feuilles. En les prélevant par en-dessous vous éviterez de vous piquer.

Pour manger une feuille crue directement : il faut la plier en 2 en passant par dessous (face dessus contre face dessus), puis à nouveau en 2 et en faire un petit rouleau. Bien le malaxer pour casser les micro-aiguilles. Vous pouvez ainsi la manger sans risque de piqûre 😉

L’ortie se mange de multiples façons : cru, en beignets, en pesto, soupe, tarte, omelette, infusion, jus, smoothies…. Vous trouverez une multitude de recettes sur internet.

Je vous invite à tester les beignets à l’heure de l’apéritif (recette sur ce blog). Surprise garantie pour vos convives !


Les graines germées : un concentré de vie

Temps de lecture = 3 minutes

graines-germees-melange-d-energieElles font partie de l’alimentation dite « vivante » (consommation au naturel, sans préparation préalable). Elles peuvent se manger seules ou associées à d’autres aliments mais veillez à ne pas les cuire pour garder intactes toutes leurs qualités nutritionnelles.

Les graines germées sont une précieuse source de vitamines (C notamment), de minéraux (calcium, fer, zinc, magnésium, phosphore, etc.) et d’enzymes bénéfiques pour notre organisme. Véritables compléments alimentaires naturels, elles assurent des apports nutritionnels 10 à 57 fois supérieurs à celui des légumes et des fruits, grâce au processus de germination (source passerportsante.net). En naturopathie, elles font partie des techniques de revitalisation.

Certaines graines se trouvent déjà dans votre cuisine (lentilles, haricots mungo et quinoa notamment) et sinon s’achètent en magasin bio (alfalfa, fenugrec, tournesol, graines de moutarde, blé, sarrasin, chia, lin, sésame…).

Attention ! Certaines graines ne se mangent pas germées !

De manière générale, le danger vient surtout des graines des plantes aux feuilles toxiques, qui ne doivent pas être consommées. En dehors de cette règle, ne faites pas germer les graines d’aubergine, de tomates, de poivrons, de soja jaune et de rhubarbe.

Matériel

Un germoir du commerce… ou maison (bocal + gaze en tissu ou bocal + couvercle percé de plusieurs petits trous).

Mode d’emploi (très simple)

1 – Rincer vos graines et les faire tremper 1 nuit dans votre bocal ou germoir (pour « lever la dormance », c-à-d réveiller la graine…)

2 – Le lendemain : le matin vider l’eau puis rincer au moins 2 fois. Mettre le haut du bocal tête en bas afin que l’eau s’égoutte. Le soir rincer 2 fois à nouveau.

3 – Puis rincer matin et soir (2x à chaque fois) tous les jours jusqu’à ce que les pousses atteignent 0,5 à 4 cm selon la variété choisie.

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Image : poulailler-bio.fr

L’hygiène est très importante

– Le matériel utilisé doit être propre.

– Si les graines dégagent une forte odeur ou si présence de moisissures : NE PAS LES CONSOMMER

Il ne reste plus qu’à les déguster dans une salade, un sandwich, un smoothie… BON APPETIT


Prévention coronavirus : boostez votre immunité !

Temps de lecture = 3 à 4 minutes

Afin de réduire le côté anxiogène de la période que nous traversons, sachez qu’en plus des mesures de prévention officielles (se laver les mains, ne plus s’embrasser…), il existe des mesures simples pour minimiser l’impact de ce virus (et des virus en général).
Même si cela est peu dit dans les médias, il est très important de booster votre système immunitaire.

prévention coronavirus

En prévention
Recharger votre taux de vitamine D
Celle-ci est au plus bas à la fin de l’hiver. La vitamine D joue un rôle important car elle stimule la synthèse de la cathélicidine, notre « antibiotique » naturel. La cathélicidine a pour priorité de défendre les sites d’entrée – dont les voies respiratoires – contre les agents infectieux (bactéries, virus, champignons).
Elle se trouve en complément alimentaire en pharmacie ou magasin bio. Choisir un produit avec goutte dosée à 2000 UI.
Posologie : 10 000 UI par jour pendant 10 jours, puis 4000 UI par jour.
Au niveau alimentaire la vitamine D se trouve dans les poissons gras (sardine, hareng, maquereau, saumon), dans les oeufs, dans les abats (foies), dans les fromages et le beurre.
Elle se produit également lorsque votre peau est exposée au soleil. Exposez vous 20 minutes par jour (visage et avant-bras).

Avoir un apport suffisant en vitamine C (jusqu’à 500 mg par jour)
Son action sur le système immunitaire n’est plus à démontrer.
Elle se trouve sous forme de complément alimentaire également mais peut être très facilement apportée par l’alimentation.
Les aliments les plus riches en vitamine C sont : le cassis, les poivrons, les kiwis, les fraises, les oranges, les choux, les pamplemousses…
Cette vitamine craint la chaleur. Préférer des aliments crus ou cuits à basse température (<100°c). Cette vitamine ne se stoque pas dans l’organisme : il est donc préférable d’en manger plusieurs fois dans la journée plutôt qu’une grande quantité en une seule fois !

Avoir un apport en magnésium (beaucoup de français sont carencés)
Celui-ci joue un rôle important dans l’organisme. Il participe à plus de 300 réactions métaboliques.
Il existe lui aussi sous forme de complément alimentaire. Le magnésium marin, les citrates et bisglycinates de magnésium sont facilement assimilables.
Au niveau alimentaire, il se trouve dans le cacao (chocolat noir à 74% et +), les oléagineux (noix du brésil, tournesol, amandes, cacahuètes, noisettes, noix…),  les fruits de mer, les sardines à l’huile, les céréales complètes et les légumes verts.

Si l’épidémie se rapproche de vous : pensez aux huiles essentielles (HE).
Vous pouvez utiliser un diffuseur d’huiles essentielles chez vous : préparer un mélange à dominante d’essence de citron, complété avec (au choix) : HE Saro, HE Niaouli, HE Eucalyptus radié, HE Eucalyptus globulus, HE Pin sylvestre, HE Bois de rose, …
Il existe également des sprays tout prêt dans le commerce.

Par ailleurs, matin et soir, mélanger 4 gouttes HE Ravintsara dans une noix de gel d’aloe vera bio, puis appliquer sur le thorax et les voûtes plantaires.

Dans tous les cas, pas de stress inutile car celui-ci affaiblit vos défenses !!!


La mono-diète

Temps de lecture : 2 à 3 minutes

Smoothie-Pommes-Bananes-au-thermomix

La mono-diète consiste à consommer un seul aliment à volonté et à n’importe quel moment de la journée sur un ou plusieurs jours.

Elle met  le système digestif au repos car il a ainsi besoin de sécréter moins d’enzymes et de sucs digestifs. L’énergie « économisée » et le temps de digestion raccourci vont permettre à l’organisme de procéder à l’auto-nettoyage du corps.

Elle permet également de mettre le système immunitaire au repos. Celui-ci est très présent au niveau des intestins car c’est une porte d’entrée importante pour les organismes pathogènes et molécules toxiques.

Le jeûne et la monodiète permettent la destruction et l’évacuation de molécules toxiques. Au cours du jeûne ce phénomène intervient en général dès le 2ème jour. Pour la mono-diète, il faut attendre un peu plus (4 jours environ).

 » La mono-diète est un jeûne déguisé  » Pierre Valentin MARCHESSEAU

La mono-diète peut remplacer un jeûne pour les personnes fatiguées ou qui ont peur de celui-ci. Elle apporte des calories et nutriments à l’organisme.

Pendant une mono-diète, une crise curative est toujours possible : maux de têtes, éruptions cutanées… c’est normal et même le signe que votre organisme se détoxifie !

Pour les mono-diètes supérieures à 1 journée, il faut faire une « descente alimentaire » les 3 jours précédents. Il s’agit de réduire et d’arrêter alcool, café, tabac et sucres raffinés. Il faut également réduire fortement la consommation de viande et poisson.

Alors quel aliment consommer ?

Ce doit être des fruits ou légumes de saison, crus, cuits ou en jus : pommes, raisin, bananes, fraises, cerises… Par exemple, les pommes peuvent se manger entières, râpées, en compote, au four, en jus, en smoothie…

Il peut s’agir également de céréales semi-complètes ou complètes : cuites ou germées. Le riz est très facile à faire en mono-diète d’un jour (mais vite monotone sur plusieurs).

Favoriser des aliments bio, les fruits et légumes en saisons chaudes et les céréales ou pommes de terre en saisons froides.

Les mono-diètes de fruits sont déconseillées pour les personnes diabétiques.

Comme pour le jeûne, la mono-diète peut être accompagnée d’une activité physique douce et dans la nature. Pensez à boire une eau de bonne qualité (eau de source peu minéralisée – résidus à sec < 140 mg/l) ou des tisanes non sucrées.

Lancez vous ! Tout en respectant votre rythme !


L’Eau : c’est vital !!!

Temps de lecture : 2 minutes

Enfant eau

L’eau, cet élément si simple en apparence, est omniprésente dans notre corps et est indispensable à la vie. Nous pouvons rester plusieurs semaines sans manger, mais guère plus de 3 jours sans boire !

Répartition eau corps

Source : Nestle Waters France

L’eau joue 3 fonctions importantes :

  • Fonction thermorégulatrice : elle permet au corps de garder une température constante.
  • Fonction de transport :  elle permet d’acheminer au coeur des cellules les éléments indispensables à leur fonctionnement (acides aminés, glucides, acides gras, minéraux,…).
  • Fonction de drainage/élimination : l’eau permet d’évacuer les déchets produits par ces mêmes cellules.

Vous l’avez compris, les cellules ont les mêmes besoins que le corps humain : respirer (oxygène) – se nourrir (manger et boire) – éliminer (leurs déchets) !

eau

S’hydrater avec une eau de qualité est donc primordial. Mais qu’est ce qu’une eau de bonne qualité ?

L’eau est plus intéressante par ce qu’elle emporte que par ce qu’elle apporte. Pour le dire autrement, l’eau doit être peu minéralisée, ce qui lui confère un pouvoir d’élimination des déchets plus important sans fatiguer les reins. Les minéraux, souvent vantés par les publicités, doivent être apportés par une alimention équilibrée et non par l’eau. Il y a les eaux minérales mais … éventuellement juste pour une cure !

Il est intéressant donc de boire une eau peu minéralisée. Si vous buvez de l’eau du robinet (je ferai un article sur celle-ci et les différents appareils de filtration), vous pouvez demander les analyses de celle-ci à votre Compagnie des eaux. Pour les eaux en bouteille, il faut choisir une eau avec des résidus à sec < 140 mg/l (c’est écrit en très petit sur l’étiquette…). A titre d’exemple : Volvic, Montroucous, Rosée de la Reine, Carrefour Auvergne, Montcalme…

Le besoins total en eau (bue et ingérée par le biais des aliments) par jour est de 30 ml / kg : soit 2 litres pour une personne de 65 kgs par exemple. Nous perdons 1,5 à 2l/j pour respirer, transpirer, uriner, digérer

Un dernier petit conseil : il faut boire régulièrement en cas de pertes importantes (chaleur, activité physique, sensation de soif, …) et de manière générale en dehors des repas afin de ne pas trop diluer les sucs digestifs.

Alors à votre santé !

Verre d'eau


Recette du Miam-Ô-Fruit de France Guillain

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•Temps préparation : 5minutes  •Temps cuisson : 0 minutes • Niveau difficulté : Facile • Coût : €€

Ingrédients & Préparation


  • ½ banane écrasée à la fourchette jusqu’à la rendre liquide et légèrement brune
  • 2 cuillères à soupe d’huile de colza bio ou une cuiller à café d’huile de lin + une cuiller à soupe d’huile de sésame crue non toastée. On émulsionne l’huile dans la banane, on ne doit plus voir l’huile.
  • 1 cuillère à soupe rase de graines de lin broyées finement
  • 1 cuillère à soupe rase de graines de sésame broyées finement
  • 1 cuillère à soupe d’un mélange de 3 autres graines broyées (cajou, arachide, noix, noisette, tournesol, pépin de courge, etc. au choix)
  • 2 cuillères à café de jus de citron frais
  • Plusieurs fruits ou morceaux de fruits différents : pomme, poire, kiwi, papaye, mangue, litchi, longane, ananas, fraise, framboise, fruit de la passion, fruit du dragon, groseille, prune, mirabelle, pêche, abricot, mûre, airelle, corossol, pomme cannelle, etc….selon la saison et le lieu.

Tout ce que l’on utilise doit être bio ou, pour certains fruits, le plus naturel possible.

On ne met pas de fruits séchés, ils sont cuits au soleil.

On ne met pas non plus d’agrumes, orange, mandarine, pamplemousse, clémentine, ni melon ni pastèque. Ces fruits sont à digestion trop rapide, ils doivent être consommés à part

On fait une belle assiette qui peut être consommée au choix le matin, à midi ou le soir.

On n’ajoute rien, on n’ôte rien. 

Prenez le temps de le savourer ensuite…