Code de déontologie

Code de déontologie de la FENA (FEdération française des écoles de NAturopathes)

Avertissement

Chaque article de la présente charte ne doit pas être considéré isolément mais interprété dans son contexte global. Les articles sont complémentaires les uns des autres et ne peuvent être extraits du sens et de l’esprit général de la charte. Il en est de même pour le code de déontologie.

« Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis ». Antoine de Saint-Exupéry « Le petit prince »

«  Nous avons perdu l’art de vivre ; et dans la science la plus importante de toutes, la science de la vie quotidienne, la science du comportement, nous sommes complètement ignares » D.H. Lawrence

« J’espère que les historiens du futur verront avec nous la marque d’une rupture qui se dessine après la seconde guerre mondiale, rupture qui semble annoncer une vision plus naturaliste, une nouvelle alliance de l’homme et de la nature, un plus grand respect de la dignité humaine » Ilya Prigogine, Prix Nobel de Chimie, in IIIe Millénaire N° 10

1ère publication : 1989 – 2ème publication : 2001 – 3ème publication : 2015

CHARTE de la NATUROPATHIE

PREAMBULE

CONSIDERANT les avancées incontestables des connaissances médicales et techniques en relation avec les plus récentes découvertes scientifiques,

CONSIDERANT la diminution de la mortalité infantile et l’augmentation de la longévité moyenne, conséquences directes des énormes progrès de l’hygiène et de la sociologie,

CONSIDERANT la tendance générale à privilégier la prophylaxie artificielle et à négliger l’aspect important de la prévention individuelle par l’enseignement des lois de la vie saine et par l’autogestion de la santé,

CONSIDERANT qu’en regard de la régression des maladies épidémiques, on assiste à une recrudescence inquiétante des maladies chroniques et métaboliques dites de civilisation (troubles cardio-vasculaires, auto-immuns, allergiques, viraux, neuropsychiques, S.I.D.A. , diabète, obésité …) devant lesquelles la médecine moderne reste souvent impuissante,

CONSIDERANT la volonté d’un nombre grandissant d’individus de prendre en main leur santé, de ne plus dépendre d’un seul système médical, et d’être responsabilisé,

CONSIDERANT que le maintien en bonne santé de l’individu ne saurait être dévolu uniquement au corps médical stricto sensu défini par le Code de la santé publique,

CONSIDERANT le rapport français du Conseil Economique et Social de 1982 insistant sur la nécessité d’une véritable prévention sanitaire,

CONSIDERANT le rapport Béraud de 1992 dénonçant l’usure du système de soin ainsi que sa « non qualité médicale et économique »,

CONSIDERANT l’adoption par le Parlement Européen de la résolution sur le statut des médecines non conventionnelles en date du 29 mai 1997 (rapport Colins / ex. Lannoye),

CONSIDERANT la prise en compte par l’Union Européenne des médecines nonconventionnelles en vue de leur harmonisation, la reconnaissance de la naturopathie en 2014 par le Portugal et la création de la « World Naturopathic Federation » en 2014,

CONSIDERANT la possibilité juridique, pour les praticiens de santé non médecins, d’exercer dans de nombreux Etats membres de l’Union Européenne,

CONSIDERANT la note d’analyse 290 d’octobre 2012 du Centre Stratégique du Premier Ministre « Quelle réponse des pouvoirs publics à l’engouement pour les médecines non conventionnelles ? » reconnaissant la place croissante prise par les médecines non conventionnelles,

CONSIDERANT la 4ème rencontre parlementaire du 5 novembre 2014 pour le système de santé, soulignant l’urgence de mettre en place une politique de prévention et d’éducation pour la santé,

CONSIDERANT la place de plus en plus importante des médecines non-conventionnelles à l’hôpital public,

CONSIDERANT que tout individu, selon la définition de la santé produite par l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé), doit pouvoir accéder à « un état complet de bien-être physique, mental et social, » la santé ne consistant « pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité »,

CONSIDERANT la publication des Benchmarks for Training in Naturopathy par l’OMS en 2010 et ses orientations favorables à un enseignement professionnel de qualité,

CONSIDERANT la prise en compte de plus en plus importante, tant au niveau européen qu’au niveau international, des droits du consultant et de l’individu,

CONSIDERANT que dans cette optique, le Naturopathe doit pouvoir contribuer à faciliter l’accès de son consultant au « meilleur état de santé » qu’il soit « capable d’atteindre »,

CONSIDERANT l’existence d’un véritable corps professionnel français et européen de naturopathes, dont l’exercice :

  • est normalement et officiellement fiscalisé et programmé dans la nomenclature de l’I.N.S.E.E.,
  • est répertorié par l’Agence Pour la Création d’Entreprise (A.P.C.E.) relevant du Secrétariat d’Etat aux PME au commerce et à l’artisanat,
  • est également répertorié par le Bureau International du Travail (BIT) relevant de l’ONU, est répertorié dans une fiche métier dans le cadre à Pôle Emploi ;
  • mais dont la réalité continue à être ignorée par la législation du ministère de la santé.

En conséquence, la FEdération Française des Écoles de NAturopathie – FENA regroupant les écoles de formation et les professionnels certifiés dans le cadre du répertoire fédéral, s’est donnée la mission de rédiger et de publier la présente Charte de la naturopathie et un Code de déontologie du naturopathe.

A – Philosophie et fondements

Article 1 La naturopathie est la philosophie, l’art et la science fondamentale englobant l’étude, la connaissance, l’enseignement et l’application des Lois de la vie afin de maintenir, recouvrer ou optimiser la santé par des moyens naturels. LAROUSSE Médical Ed. 1995 / revu 2000 : « Naturopathie : ensemble des pratiques visant à aider l’organisme à guérir de luimême par des moyens exclusivement naturels. La naturopathie repose sur une théorie selon laquelle la force vitale de l’organisme permet à celui-ci de se défendre et de guérir spontanément. Elle consiste à renforcer les réactions de défense de l’organisme par diverses mesures d’hygiène (diététique, jeûnes, musculation, relaxation, massages, thermalisme, thalassothérapie, etc…), aidées par les seuls agents naturels (plantes, eau, soleil, air pur, etc…), un traitement médical ne devant intervenir qu’en cas de réelle nécessité. »

Article 2 La naturopathie enseigne que « les Lois qui président au fonctionnement de l’univers et des organismes vivants ne sont pas différentes. Tout déséquilibre se traduit alors par une destruction qui amoindrit aussi bien l’organisme que l’environnement dans lequel il vit. L’homme n’échappe pas à cette règle et a de ce fait la responsabilité de vivre en accord avec les lois de la Nature ». (G. Vithoulkas).

Article 3 Le Naturopathe estime, en conséquence, que « plus les êtres humains méprisent les lois de la nature, plus leur adaptation au milieu requiert de conscience et d’énergie. La plupart connaissent alors des états de déséquilibre plus ou moins grands que nous nommons maladies au sens le plus large du terme ”. (idem)

Article 4 La naturopathie enseigne donc « qu’il existe des lois et des principes selon lesquels des symptômes ou des groupes de symptômes qu’on a coutume, à tort, d’appeler “ maladie ”, ne représentent en réalité que la lutte du mécanisme de défense face à un stimulus morbide. » (idem).

Article 5 La naturopathie est donc une “ médecine1 logique, qui recherche les causes essentielles des déraillements de la santé et qui enseigne la nécessité de mettre en pratique les lois de la vie pour rétablir ou conserver cette santé ”. (“ L’essentiel de la doctrine d’Hippocrate, ” Dr Paul Carton – Editions Le François).

Article 6 « La naturopathie est une véritable école de médecine(1) traditionnelle et naturelle qui, mieux instruite de son passé et meilleure gardienne des immuables vérités d’ordre général, étudie la complète constitution de l’être humain sans négliger les puissants liens qui l’attachent à son milieu naturel ainsi qu’à la Puissance créatrice de vie ”. (idem)

(1) Du latin medicina : Ensemble des connaissances scientifiques et des moyens de tous ordres mis en œuvre pour la prévention, la guérison ou le soulagement des maladies, blessures ou infirmité (2015).

Article 7 La naturopathie considère comme une obligation primordiale de connaître l’homme total, « l’être humain étant un tout intégré agissant à tout moment sur trois niveaux distincts qui sont par ordre d’importance le mental, l’émotionnel et le physique » (Georges Vithoulkas).

Article 8 La naturopathie conçoit la“ pathologie ” dans le sens étymologique du terme grec « pathos » (2) c’est-à-dire ce que l’on ressent ou éprouve, le sentiment de l’être.

(2) Pathos : en grec ancien, ce mot revêt plusieurs sens. 1- la passion, ce que l’on ressent ou éprouve, état d’âme ; 2- ce qui affecte le corps et l’âme, en bien et en mal ; 3- ce que l’on subit (infortune, châtiment) ; 4- la maladie (Epicure). Remarque : ce n’est qu’en 300 avant J.C. qu’Epicure et son école lui donnent le sens de maladie par extension. Ce sens est donc très secondaire en grec ancien. En grec moderne, comme en français, plusieurs mots courants sont dérivés de pathos et n’ont rien de commun avec la maladie : sympathie, antipathie, empathie, apathie, pathétique,…

Article 9 La naturopathie fait sienne la définition de la santé exprimée ci-après par L’OMS : “ Un état de complet bien-être physique, moral et social »

Article 10 La naturopathie y inclut la conviction que toute vie dépend d’une énergie vitale universelle. Cette notion se retrouve dans la pensée de la plupart des peuples de l’antiquité et des traditions de l’orient et de l’Asie : “ Rouach ” chez les Hébreux, “ Pneuma ” chez les Grecs, “ Prâna ” en Inde, “ Qi ” et “ Chi ” au Japon ou en Chine, ou « Chu’lel » chez les Mayas. .

Elle est la plus puissante force de cohésion et d’action de tout ce qui existe. Cependant, elle est invisible à l’œil : seul le raisonnement peut la concevoir. En effet, sans elle, rien ne prendrait naissance. Elle n’est absente de rien ; on la retrouve dans tout. ” (Hippocrate, Littré, 641, 1, 2).

Article 11 La naturopathie oriente donc ses investigations vers l’analyse d’un terrain global qui s’exprime par un état énergétique, psychologique et somatique, fonctionnel et métabolique longtemps avant l’apparition d’une maladie cliniquement décelable. Ces investigations s’effectuent au moyen de techniques naturelles, confirmées, efficaces, et non agressives.

Article 12 La naturopathie englobe la pratique et l’enseignement de l’hygiène vitale et des méthodes naturelles de santé. L’ensemble de celles-ci reste l’apanage du naturopathe dans son activité professionnelle.

Article 13 La naturopathie œuvre en faveur de l’éducation pour la santé ainsi que pour le libre choix des « usagers des soins de santé » aux divers thérapeutes et thérapeutiques.

Article 14 La naturopathie et ses praticiens possèdent les techniques et les moyens d’estimer les causes profondes des troubles fonctionnels et métaboliques, longtemps avant que la maladie clinique puisse être médicalement diagnostiquée. Elle réalise donc une œuvre de grande prévention, promotion et éducation à la santé.

Article 15 La naturopathie est donc essentiellement une œuvre d’éducation pour la santé et de redressement d’un terrain en déséquilibre humoral, énergétique et psychologique par une approche globale de l’hygiène de vie.

Article 16 La naturopathie et ses praticiens, souhaitent une collaboration respectueuse de toutes les professions médicales et de santé.

Article17 La naturopathie et ses praticiens s’accordent aujourd’hui avec de nombreux thérapeutes et biologistes pour reconnaître que la recherche systématique d’un agent pathogène, viral ou microbien, responsable, ne peut plus servir uniquement de base à la thérapeutique moderne.

Article 18 La naturopathie et ses praticiens ne se trouvent en aucun cas en contravention avec la législation sur l’exercice illégal de la profession de médecin. La pratique de la naturopathie exclut en effet totalement le diagnostic médical clinique de maladie et l’intervention symptomatique consécutive. La naturopathie se situe ailleurs, longtemps avant l’échéance de la pathologie lourde et lésionnelle, pour analyser avec précision les dispositions héréditaires et acquises et pour prévenir la maladie par l’établissement d’un programme d’hygiène de vie et l’accompagnement des réformes de vie par le thérapeute (3). La naturopathie œuvre aussi dans l’accompagnement des dysfonctions et des déséquilibres, de façon à harmoniser les fonctions vitales, notamment immunitaires, énergétiques et psychologiques.

  1. Connaissance, respect et mise en œuvre de la force vitale régénératrice, chaque fois que possible
  2. Non iatrogènicité
  3. Approche holistique(4) de l’homme dans ses multiples réalités (psychologiques, énergétique, somatique…) et respect de ses potentiels
  4. Constat que la santé résulte de l’interdépendance entre comportement humain et équilibre écologique.
(3) Du grec. θεραπευτης : « serviteur », « celui qui prend soin de l’âme et du corps » (J.Y. Leloup), « celui qui accompagne sur le chemin de la santé » (K.G. Dürckheim).
(4) Holistique : du grec holos, tout, entier. La naturopathie est une médecine globale. Selon l’O.M.S. : « Une approche globale : Des soins intégrés impliquant : la promotion de la santé, la prévention des maladies, les soins curatifs, de réhabilitation et de support, des aspects physiques, psychologiques et sociaux, les aspects cliniques, humains et éthiques de la relation médecin – patient. * Orientée vers la famille : S’adressant aux problèmes individuels dans le contexte : des circonstances familiales, des réseaux sociaux et culturels, des circonstances liées à l’emploi et au lieu de vie. * Orientée vers la communauté : Considérant les problèmes individuels dans un contexte qui prend en compte : les besoins en soins de santé de la communauté, les autres professionnels et les organisations. » in Framework for Professional and Administrative Development of General Practice / Médecine de famille in Europe, OMS Europe, Copenhague, 1998

Article 19 La naturopathie est fondée sur plusieurs concepts essentiels : Primauté de l’hygiène vitale (prévention, enseignement sanitaire et qualité de vie). Ces fondamentaux sont à ce jour partagés par toutes les structures professionnelles mondiales en faisant référence à sept concepts :

  1. « D’abord ne pas nuire » (« primum non nocere »),
  2. « Suivre la nature guérisseuse » (« vis medicatrix naturae »),
  3. « Identifier et traiter la cause » (« tolle causam »),
  4. « Considérer la personne globale » (« home totus / tolle totum »)
  5. « Le thérapeute est un éducateur, un enseignant (« docere »)
  6. « La prévention est la meilleure des cures (« Praevinire)
  7. « Détoxifier, purifier l’organisme » (« deinde purgare »).

On peut également décliner les 5 fondements suivants :

  1. Vitalisme (philosophie)
  2. Humorisme (science)
  3. Hygiénisme (techniques)
  4. Causalisme et
  5. Holisme (méthodologie)

B – HISTORIQUE

Article 20 Né au début du XIX siècle en Allemagne, aux Etats-Unis, en France, en Scandinavie et en Grande Bretagne, ce mouvement naturo-hygiéniste s’est donné pour objectif un retour aux sources de la pensée hippocratique. Il s’impose de plus en plus dans tout le monde occidental comme l’une des clés incontournables aux côtés des médecines non conventionnelles et de l’allopathie, au service de la santé.

Article 21 La naturopathie “ possède ses racines les plus lointaines dans les écrits des anciens à la pensée desquels elle reste fidèle. Elle suit la voie la plus ancienne et la mieux tracée, grâce à l’œuvre de ses pionniers et continuateurs de tous les temps et de tous les pays, parce qu’ils se sont employés à conserver et à enrichir sa tradition à travers les siècles. ” (L’essentiel de la doctrine d’Hippocrate, Dr Paul Carton – Editions Le François). La médecine holistique est une approche globale de la santé.

Article 22 La naturopathie se retrouve dans sa philosophie, sa science et ses pratiques au cœur des grands courants hygiéno-médicaux traditionnels mondiaux :

  • en Occident surtout, médecine hippocratique,
  • au Moyen-Orient, antiques médecines sumérienne, égyptienne, hébraïque, essénienne, arabe,
  • en Afrique (tradipraticiens),
  • en Extrême-Orient, médecine ayurvédique, chinoise, tibétaine,
  • en Amérique, médecines amérindiennes.

C – FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUES NATUROPATHIQUES

Article 23 La naturopathie comprend un ensemble de techniques dont l’enseignement est dispensé par des écoles libres et privées, organismes de formation professionnelle, à partir d’un cursus fédéral commun.

Article 24 La naturopathie intègre et enseigne des outils permettant au naturopathe d’établir un bilan de vitalité. Celui-ci n’a pas vocation à poser un diagnostic clinique établi par un médecin, ni à un “ check-up ” hospitalier. Il s’agit notamment de l’étude du terrain, de la constitution, du tempérament, de la vitalité et donc des ressources ou forces vives.

Ce bilan se complète par une analyse ni médicale ni diagnostique mais métabolique, physiologique, énergétique, psychologique ainsi que de la dynamique du terrain. Il consiste aussi pour le naturopathe à reconnaître clairement les limites de la régénération et d’orienter, le cas échéant, vers une forme de médecine plus adaptée.

Article 25 La naturopathie comporte les principales outils de bilan de terrain suivantes :

  • L’anamnèse naturopathique
  • Les typologies
  • L’examen de l’iris
  • La psychophysiologie
  • Les réflexologies
  • Certaines méthodes d’analyses biologiques de terrain
  • Certains bilans énergétiques

Tous ces outils permettent au naturopathe d’établir un bilan de vitalité et de terrain.

Article 26 Le naturopathe accompagne la personne afin de relancer ses propres mécanismes d’auto régénérescence et établit un programme individualisé en hygiène de vie sous forme de cures (détoxication, revitalisation, stabilisation…)

Le naturopathe utilise différentes techniques (bio-nutrition, bio-diététique, exercices physiques et respiratoires, hydrologie (bains chauds-froids-dérivatifs,…) phytologie et aromatologie, utilisation optimum de la lumière et des couleurs, techniques manuelles, réflexologies, techniques de gestion du stress, compléments nutritionnels naturels dans le cadre d’une stratégie de cures (détoxification, revitalisation, stabilisation…) propres à normaliser le terrain et optimiser les réponses adaptatives qu’il applique en fonction des contraintes et de la vitalité de son client.

D – LES FONDEMENTS SOCIAUX ET HUMANITAIRES

Article 27 Les naturopathes doivent donc être considérés comme de véritables généralistes de l’hygiène vitale, de la qualité de vie et du bien-être, de l’éducation pour la santé, de sa promotion et de la prévention primaire active. Dans ce cadre, il est souhaitable de promouvoir ces concepts au niveau de l’éducation scolaire dès le plus jeune âge.

Article 28 Les naturopathes n’ont cessé de s’affirmer depuis de longues décennies comme les pionniers d’une véritable « écologie de la santé », en vue d’une protection de la vie, par la promotion active de l’éducation préventive.

Article 29 Les naturopathes qui s’engagent dans l’action humanitaire mettent à profit leurs concepts auprès des populations en voie de développement dans une collaboration active avec les tradipraticiens. Tout en respectant l’identité socioculturelle des pays aidés, ils contribuent à la sauvegarde du patrimoine hygiéno-médical traditionnel.

Article 30 Au plan professionnel et social, la naturopathie est clairement créatrice d’emploi libéraux et d’entreprises, sur le modèle dynamique des nations allemandes, britanniques ou scandinaves par exemple.

Article 31 De plus, la politique de responsabilisation de l’individu en matière de santé induit assurément des économies substantielles pour les caisses de l’état (Sécurité Sociale).

Article 32 Les naturopathes respectant le droit ainsi que les institutions médicales des nations où ils exercent, il est logique et urgent de les considérer comme des partenaires collaborant au sein de la nouvelle « médecine intégrative » telle qu’elle est clairement adoptée dans beaucoup de pays au monde6.

Article 33 Le profond respect de la personne humaine, du libre-arbitre, de la famille ou des structures institutionnelles font des naturopathes des acteurs conscients des dangers des processus sectaires et des manipulations mentales.

Article 34 Enfin, la naturopathie se positionne en plein accord avec un souci mondial grandissant : celui d’une sensibilisation de la population au respect authentique de l’environnement menacé par toutes les formes de pollution.

Article 35 Les textes de la présente Charte sont modifiables et perfectibles. De nouveaux articles pourront y être ajoutés suivant l’évolution et la situation socioprofessionnelle des praticiens de santé naturopathes.

sign pen business document